Nouveautés

carre gris Le fabuleux voyage de Tromblon

carre gris Blanche et la dragonne

carre gris Melvin

carre gris Le roi sans couronne

Bonus

J'aime

Moyenne : 2.2/5 (54 votes)

Recommander à un ami Recommander à un ami


Pour recommander ce texte, merci de compléter ce formulaire.
Tous les champs sont obligatoires









AddInto

Outils

Un étrange équipage pour le Père Noël


Le 22 décembre, c’est l’effervescence au village de Noël. Chacun prépare, à son niveau, la tournée du Père Noël. Mais soudain, c’est la catastrophe. Dans les écuries, Horace, le lutin vétérinaire annonce à Gaspard, le lutin responsable de l’organisation de la nuit de Noël, la terrible nouvelle : les rennes ont la grippe, ils ne pourront pas tirer le traîneau du Père Noël pendant la nuit du 24 décembre.

HoraceDepuis ce matin, Gaspard le lutin tourne en rond, se lamente. Gaspard est responsable de l'organisation de la nuit de Noël. Et il est atterré par le diagnostic qu'il vient d'entendre.
– En es-tu sûr ? demande-t-il pour la dixième fois.
– Je suis catégorique, répond Horace, le lutin vétérinaire. Ils ne pourront pas faire la tournée ; ils ont trop de fièvre.
– Bon, je n'ai pas le choix, soupire Gaspard. Je dois le prévenir ! Cela ne sert à rien de nier le problème, il va falloir trouver une solution.
Résigné, Gaspard quitte l'écurie, suivi par Horace et le lutin palefrenier. Les trois lutins se dirigent alors, trainant les pieds, vers la maison du Père Noël. Et tout en marchant, Gaspard le lutin n'arrête pas de marmonner : « C'est une catastrophe ! C'est une catastrophe ! »
En chemin, ils croisent Boniface le lutin chargé de l'entretien du traîneau.
– Que se passe-t-il ? demande ce dernier en avisant leur mine chagrine.
– Viens avec nous. Toi aussi, cela te concerne, lui répond le lutin vétérinaire.
Et la petite troupe continue sa route vers la maison du Père Noël, sans lui donner plus d'explications.

Aux trois coups frappés, c'est la Mère Noël qui ouvre la porte.
Boniface– Que voulez-vous, demande-t-elle sur un ton bourru. Il se repose ! Vous savez bien qu'il ne faut pas le déranger. On est à deux jours de Noël.
– Oui, mais là, l'affaire est grave, lui répond Gaspard le lutin. Il faut que l'on voit le Père Noël.
La Mère Noël avise alors, derrière Gaspard, Horace, Boniface et le lutin palefrenier.
– Bon, suivez-moi, dit alors la Mère Noël.
Dans sa chambre, Père Noël est confortablement installé devant la cheminée, un livre à la main.
– Entrez, entrez. Cela fait longtemps que je n'ai pas eu de visite, s'écrit joyeusement le Père Noël en les voyant. Sous prétexte que c'est bientôt la nuit de Noël, ma chère femme ne veut pas que je sois dérangé. Mais moi je trouve le temps long.
Toutefois, lorsqu'il aperçoit la mine défaite des lutins, le Père Noël ne sourit plus et demande :
– Que se passe-t-il ? À voir vos têtes, cela doit être grave .
– Ce n'est pas grave : c'est une CATASTROPHE ! annonce Gaspard.
– Une catastrophe ?
– Oui, je crois que l'on peut dire cela comme ça, répond Horace, le lutin vétérinaire. Les rennes ont la grippe.
– La GRIPPE  ? s'exclament en cœur Le Père Noël, la Mère Noël et Boniface.
– Oui la grippe.
– Et c'est grave ? demande le Père Noël.
– Eh bien oui, ils sont très malades et très faibles : 40° de fièvre. Aussi je ne vois pas comment ils pourraient être guéris dans deux jours pour vous accompagner lors de la distribution des cadeaux.
– La grippe…, soupire le Père Noël. Et ils sont tous malades ?
– Oui, répond Gaspard. Tornade, Danseur, Furie, Fringant, Comète, Cupidon, Éclair, Tonnerre et Rudolph. Tous !
Le Père Noël est catastrophé.
– Comment effectuer la tournée de Noël si je n'ai plus d'équipage pour tirer son traîneau ? marmonne-t-il. Réfléchis, réfléchis, réfléchis.
La Mère Noël , Gaspard, Horace, le lutin palefrenier et Boniface le regardent, en silence, faire les cent pas dans la chambre, une main dans le dos, l'autre grattant sa barbe.
– Il faut convoquer tout le village de Noël, annonce le Père Noël.
Et aussitôt, il sort en trombe de sa chambre, et , devant sa maison, sonne la cloche du rassemblement.


Copyright © 2006, © 2013 - La tête dans les mots